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CONVENTION POUR LA SURVIE DU MALI
Dans la marche inéluctable et parfois souffreteuse des civilisations, chaque période a besoin de « ses grands hommes » et chaque fois qu’elle ne les trouve pas, elle les invente.
Mais l’histoire retient que ces brusques secousses, générées par des drames pathétiques, ne produisent pas toujours le salut et la renaissance espérés.
Ainsi, arrive t-il que ces circonstances donnent naissance à des Pouvoirs Politiques diaboliques, encore plus destructeurs que l’ordre disparu.
Certains de ces régimes portent en eux une légitimité obscure (HITLER, PETAIN, voire MUSSOLINI) d’autres s’installent par la force militaire (FRANCO, PINOCHET, Blaise COMPAORE, Moussa TRAORE, Amin DADA etc…).
Ce prélude nous ramène à notre pays qui a intrinsèquement « disparu » dans le sable, laissant le peuple à la merci du fouet, des amputations, des viols, du meurtre et de tout ce qui forme la substance bestiale de « la charia ».
Notre but n’est pas d’entreprendre ici une analyse approfondie de ce qui a prévalu au MALI depuis 20ans, et qui a généré le chaos que nous vivons.
Cette tâche sera accomplie lorsque les armes se seront tu, que le MALI aura retrouvé son intégrité et sa souveraineté et que le peuple sera en état de désigner ou d’élire le pouvoir qui serait capable d’initier cette refondation.
En effet, il est vital de ne pas cultiver l’illusion que la victoire militaire produira automatiquement un pouvoir civil fiable, capable de gouverner au lieu de régner comme cela a été le cas pendant les 20 dernières années.
En d’autres termes, l’exigence d’un nouveau pouvoir, indemne des tares d’aujourd’hui est encore plus forte que la libération militaire, même si cette dernière occupe toute l’actualité par sa violence et son caractère spectaculaire. S’y tromper serait une faute encore plus mortelle.
Le mouvement que nous avons le devoir de créer n’a d’autre but que de participer à cet élan ressentit tant par la Nation que par la communauté internationale, laquelle ignore malgré les apparences, l’incurie des pouvoirs qui se sont succédés. A présent, cette opinion doit connaître la réalité de cette politique intérieure. C’est ainsi seulement que l’assistance et l’aide apportées au MALI seront efficaces.
Dès lors, nous traçons les grandes lignes qui ont provoqué ce désastre.
Pour le bureau provisoire
Le président
Maître Abdoulaye M’baye COULIBALY
janvier 2013